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Ginny Roth: Neither Trump nor Trudeau—Poilievre’s free market realism brings modern savvy to tried-and-true economic principles

Commentary
Conservative Party Leader Pierre Poilievre gives remarks alongside Conservative MP Jasraj Hallan, during a press conference in Mississauga, Ont., Sunday, April 7, 2024. Christopher Katsarov/The Candian Press.

A couple of weeks ago, at the request of his editors, the New York Times’ David Leonhart wrote about an emerging political consensus. He coined it neopopulism. As these useful meta-narrative columns often do, it drove the conversation on major podcasts over the following days. Public intellectuals have been grappling with how to describe the moment in politics and economic policy, and Leonhart seemed to be providing them with a useful frame and vocabulary.

Leonhart’s basic point is that for all the hand-wringing about political polarization, the energy among both Republicans and Democrats in the United States these days is around the exact same theme—a rejection of the simplistic old Washington consensus and an embrace of a new approach that considers state intervention in the economy necessary in order to promote the welfare of American workers and fight foreign threats (sometimes, in order to do both at once).

While the frame is useful for thinking about Canada, it’s inadequate. Justin Trudeau’s Laurentian capitalism lacks the reform and relevancy to fit Leonhart’s definition of neopopulism. More importantly, while Pierre Poilievre’s approach contains some savviness to the political moment, giving it a frisson of neopopulism, his approach is fundamentally economically liberal, better described as free market realism, and may perhaps even serve as a model for Republicans emerging from a post-Trump era.

Daniel Dufort: Le casse-tête québécois

Commentary
A man holds a Quebec flag as people gather in a city park on St-Jean Baptiste Day in Montreal, Wednesday, June 24, 2020. Graham Hughes/The Canadian Press.

The following is the third in a series of French-language articles presented in collaboration with the Montreal Economic Institute. The English translation is included below.

En 2015, le Parti conservateur du Canada faisait campagne au Québec en utilisant un slogan voulant que les Québécois et Québécoises soient plus conservateurs qu’on le pense.

Cette année-là, le Québec s’est avéré être la seule région du pays où la formation dirigée par Stephen Harper a effectué des gains, même modestes, alors que ses appuis fondaient dans le reste du pays.

Il est également facile de concevoir que les Québécois et Québécoises soient plus enclins que le reste du Canada à pencher du côté d’un certain conservatisme identitaire qui rejette le relativisme culturel à tout cran et ses diverses incarnations, telles que le « wokisme » ou la cancel culture.

Il s’agit d’ailleurs d’un point dont le stratège politique Carl Vallée faisait une habile démonstration dans un texte publié il y a déjà plus de trois ans.

Mais qu’en est-il donc du Québec par rapport aux thèmes chéris par les conservateurs fiscaux et les libéraux classiques?

Il s’agit d’une question intéressante en ce qu’elle permet de tirer certaines conclusions qui surprendront sans doute bon nombre de lecteurs.

Prenons tout d’abord le thème des soins de santé.

Un sondage commandé plus tôt cette année par l’Institut économique de Montréal fait ressortir que 65 pour cent des Québécois et Québécoises sont en faveur d’un accès accru aux soins de santé privés, alors que seuls 24 pour cent s’y opposent.

Il s’agit, et de loin, du taux d’appui le plus important au pays. En effet, c’est la Colombie-Britannique qui vient en deuxième, avec 52 pour cent.

Qu’en est-il de la tolérance des Québécois et Québécoises pour les importants déficits que cumule le gouvernement fédéral?

Encore une fois, le Québec s’illustre avec le niveau de tolérance le plus faible au pays pour ces excès de dépenses. Parmi les répondants québécois, 64 pour cent estiment que les dépenses fédérales sont trop élevées ou beaucoup trop élevées. L’Ouest canadien suit en deuxième, à 53 pour cent.

Mais le Québec est contre les oléoducs, n’est-ce pas?

Pas si vite. En réalité, un sondage mené l’été dernier indiquait que 61 pour cent des Québécois et Québécoises sont en faveur de la construction de nouveaux pipelines et gazoducs permettant d’acheminer des hydrocarbures vers les ports situés dans l’Est et dans l’Ouest du pays.

De plus, 78 pour cent d’entre nous affirment avoir une préférence pour obtenir notre pétrole de l’Ouest canadien plutôt que de n’importe quel autre endroit.

Je conviendrai que l’engouement des Québécois et Québécoises pour le pétrole canadien n’est pas le plus élevé au pays. Mais le niveau d’appui est manifestement majoritaire.

Ces données sont difficiles à réconcilier avec la réalité que nous observons tous et toutes.

En effet, les Québécois et Québécoises ont de la difficulté à se rallier en grand nombre à des formations politiques qui mettent de l’avant la liberté économique.

Bien entendu, il y a peu de doutes que cela s’explique en partie par la conjoncture politique propre au Québec qui vient diluer les votes des partisans de la responsabilité individuelle au profit de vastes coalitions plus ou moins difformes qui se structurent autour d’une position constitutionnelle allant du fédéralisme au séparatisme en passant par l’autonomisme.

Même avec la troisième voie de l’autonomisme, les effets de toge constitutionnels ont préséance sur les considérations d’ordre pratique comme la saine gestion des finances publiques ou un plan de sauvetage du système de santé.

On pourrait dire que le Québec est l’ultime victime d’une permutation novatrice de la théorie des choix publics, où la question constitutionnelle s’additionne aux multiples groupes de pression.

Il n’en demeure pas moins que, pris individuellement, le Québécois moyen est nettement plus conservateur qu’on pourrait le croire.

En 2011, à l’initiative de son fondateur Michel Kelly-Gagnon, l’Institut économique de Montréal lançait un dialogue Québec-Alberta. Il s’agit d’ailleurs d’une initiative plus pertinente que jamais, étant donné les nombreuses intrusions du gouvernement fédéral dans les champs de compétence des provinces.

L’impératif majeur ayant donné l’impulsion à ce projet est toujours d’actualité : la nécessité de créer davantage de richesse au Canada en permettant la mise en valeur de nos ressources naturelles.

Or, plus que jamais, cette interdiction de maximiser notre prospérité provient des gestes et des décisions délibérées d’un gouvernement fédéral qui outrepasse ses compétences.

Malgré les préjugés qui persistent parfois entre les résidents de ces deux provinces, il n’en demeure pas moins que les Albertains et les Québécois ont toutes les raisons de dialoguer et de mieux se comprendre. Après tout, si on se fie aux sondages, le fruit est mûr pour une alliance de cœur et de raison.

The Quebec puzzle

In 2015, the Conservative Party of Canada was campaigning in Quebec with a slogan proclaiming that Quebecers are more conservative than we think.

That year, Quebec ended up being the only region in the country where Stephen Harper’s party made any gains, albeit modest ones, while its support shrank in the rest of the country.

It’s easy to imagine that Quebecers are also more inclined than the rest of Canada to lean toward a certain identity-based conservatism that rejects all-out cultural relativism and its various incarnations, such as wokeism or cancel culture.

This is actually a point that was ably demonstrated by political strategist Carl Vallée in a piece published over three years ago already.

But how does Quebec measure up when it comes to some themes near and dear to the hearts of fiscal conservatives and classical liberals?

This is an interesting question and one that leads to certain conclusions that may surprise many readers.

Let’s start with health care.

A poll commissioned earlier this year by the Montreal Economic Institute found that 65 percent of Quebecers are in favour of increased access to private health care, while only 24 percent are opposed.

This is by far the highest level of support in the country. British Columbia comes in second with 52 percent.

What about Quebecers’ tolerance for the huge deficits the federal government is accumulating?

Once again, Quebec is out in front, with the lowest level of tolerance in the country, as 64 percent of Quebecers think federal spending is too high or much too high. Western Canada is in second place with 53 percent.

But when it comes to pipelines, surely Quebecers are opposed, right?

Not so fast. In fact, a poll conducted last summer showed that 61 percent of Quebecers favour the construction of new oil and gas pipelines to transport hydrocarbons to ports in Eastern and Western Canada.

Moreover, 78 percent of us say we prefer to get our oil from Western Canada than from anywhere else.

Admittedly, Quebecers’ enthusiasm for Canadian oil is not the highest in the country. Still, the level of support represented is clearly in majority territory.

These data are hard to reconcile with the reality that we see around us.

Indeed, Quebecers have trouble rallying around political parties that promote economic freedom in significant numbers.

Of course, there’s little doubt that this is due in part to Quebec’s particular political context that dilutes the votes of fans of individual responsibility in favour of vast, more or less misshapen coalitions structured around one constitutional position or another, from federalism to separatism, passing by autonomism.

Even with the third way of autonomism, constitutional questions take precedence over practical considerations such as the sound management of public finances or a plan to save the health-care system.

It could be said that Quebec is the victim of a novel permutation of public choice theory, in which the constitutional question is an additional factor, on top of all the usual lobby groups.

It nonetheless remains the case that, individually, Quebecers on average are more conservative than we might believe.

In 2011, on the initiative of its founder Michel Kelly-Gagnon, the Montreal Economic Institute launched a Quebec-Alberta dialogue. Indeed, this initiative is more pertinent than ever, given the federal government’s numerous intrusions into provincial jurisdictions.

The main impetus for this project at the time remains relevant today: the need to create more wealth in Canada by allowing the development of our natural resources.

More than ever, the restriction on the maximization of our prosperity stems from the actions and deliberate decisions of a federal government that is overstepping its authority.

Despite the prejudices that sometimes still linger between the residents of these two provinces, the fact remains that Albertans and Quebecers have every reason to engage in dialogue and try to understand each other better. After all, judging by the polls, the time is ripe for an alliance of the head and the heart.